En dépit d’un contexte sécuritaire difficile, le Burkina Faso a connu une croissance économique soutenue entre 2016 et 2019 avec un taux de croissance moyen estimé à 6,1 %. En 2021, le pays a enregistré une croissance de 6,5 % contre 1,9 % en 2020 en lien avec la bonne tenue du secteur secondaire et la reprise des activités dans le secteur tertiaire qui avaient été impactées négativement par la COVID-19 en 2020. La croissance a toutefois ralenti en 2022 en s’établissant à +3,0% au regard de la conjoncture internationale peu favorable.
L’économie du Burkina Faso demeure fortement dominée par le secteur tertiaire. Après avoir subi une baisse de 2,7 % en 2020 suite aux mesures prises pour contrer l’évolution de la COVID-19, la valeur ajoutée du secteur tertiaire a connu une hausse de 12,6 % en 2021, liée notamment à la bonne tenue du secteur des services marchands et non marchands et de celui du commerce.
Le taux d’inflation du Burkina Faso en 2021 est ressorti à 3,9%, soit 0,9 point au-dessus du seuil communautaire. Les estimations pour 2022 font état d’une forte pression inflationniste avec un taux annoncé à 14,1%.
En ce qui concerne les échanges extérieurs, le Burkina Faso a connu une amélioration du solde courant de la balance des paiements au cours de ces dernières années. Le solde courant est passé de -3,3% du PIB en 2019 à 2,6% du PIB en 2020 avant de s’établir à 0,4% en 2021. Elle devrait toutefois connaître une dégradation en 2022 avec un ratio solde courant sur PIB estimé à -4,7%.
Après un repli en 2020 (20,4% après 23,0%) due aux effets de la COVID-19, le taux d’investissement du Burkina Faso a connu une augmentation de 2,2 points en 2021 pour s’établir à 22,6%. Le taux d’investissement du Burkina Faso devrait continuer de croître en se maintenant au-dessus de 22,9% en 2022.
Quant au déficit budgétaire, il demeure relativement stable en 2021 comparé à 2020. Le solde budgétaire global du pays s’est situé à -5,7% du PIB en 2021 après -5,1% un an plus tôt. Selon les estimations de la Banque Centrale, le solde budgétaire devrait connaître une dégradation en 2022 et représenterait -8,5% du PIB.
Enfin, les effets liés à la pandémie de la COVID-19 ainsi que le contexte sécuritaire difficile ont contribué à augmenter l’encours de la dette du pays au cours des dernières années. Le ratio dette globale sur PIB est ainsi passé de 41,5% en 2019 à 43,3% en 2020 avant d’atteindre 55,4% en 2021. La dette du Burkina Faso devrait représenter 58,3% du PIB en 2022, soit un accroissement de 2,9 points par rapport à 2021.