La Guinée-Bissau a retrouvé sa dynamique économique d’avant la Covid-19 avec une croissance du PIB réel estimée à 6,1% en 2021 après 1,5 % un an plus tôt. La stabilité politique observée et la volonté des autorités de mettre la bonne gouvernance et la restauration de la sécurité au cœur des différentes politiques permettent à la Guinée-Bissau d’offrir de nouvelles perspectives à son économie en s’appuyant sur le potentiel important du secteur minier. Pour l’année 2022, la croissance du pays devrait ressortir à 4,2%.
Bien que l’économie de la Guinée-Bissau soit dépendante des performances de l’agriculture et de la pêche, la composition du PIB de la Guinée-Bissau révèle que le secteur tertiaire est la première source de création de richesse du pays. Ce secteur a représenté à lui seul 52,8 % du PIB en 2021 soit une augmentation de 0,9 point par rapport à 2015. Après avoir connu une croissance de +6,4 % en 2021, le secteur tertiaire devrait progresser de +5,3 % en 2022.
Sur la période 2017-2020, le taux d’inflation de la Guinée-Bissau est ressorti parmi les plus faibles de l’Union et en dessous de la norme communautaire de 3,0%. Toutefois, en 2021 l’inflation du pays s’est établie à 3,3%, soit une hausse de 1,8 points de pourcentage comparativement à 2020. Elle a poursuivi sa tendance haussière en 2022, s’établissant à 7,9%.
Le solde budgétaire de la Guinée-Bissau s’est amélioré en 2021 avec un déficit estimé à 5,1% du PIB, après un taux de 8,8% en 2020 du fait des effets néfastes de la crise sanitaire. Les estimations font également état d’une amélioration en 2022 où le solde budgétaire rapporté au PIB devrait se situer à -5,4%.
Selon les estimations du Fonds Monétaire International (FMI), le taux d’endettement de la Guinée-Bissau est resté relativement stable entre 2020 et 2021, où il s’est établi respectivement à 77,7% et 78,8% du PIB. L’encours de la dette du pays devrait s’accroitre en 2022, dû notamment au contexte économique mondial peu favorable, pour atteindre 80,3%.
Les perspectives économiques demeurent toutefois encourageantes pour le pays, notamment grâce aux actions du plan de développement adopté en 2015 dénommé « Terra Ranka » qui a comme objectifs principaux sur la période 2021-2025 :
Réaliser un taux de croissance économique de 5,4% en moyenne par an ;
Améliorer le recouvrement des recettes fiscales pour réaliser un taux de pression fiscale moyen de 9,8 % ;
Contenir le taux d’endettement ;
Poursuivre la maîtrise de la masse salariale afin de réduire progressivement le ratio par rapport aux recettes fiscales pour le situer à 48,7 % en moyenne.